uberpop et taxis : La violence et le droit …

J’aime beaucoup la maxime de l’auteur de science fiction Isaac Asimov « la violence est le dernier refuge de l’incompétence ». Nous en avons encore une illustration dans le conflit entre les chauffeurs de taxi et les chauffeurs UberPop.
Les taxis ont choisi la violence, et malheureusement le gouvernement a choisi la lâcheté. Non pas que les taxis aient tort sur le fond : Uberpop est une perversion de l’économie collaborative, dès qu’on passe du covoiturage occasionnel à l’activité récurrente.
Mais plutôt que soulager les pulsions de leur cerveau reptilien et de casser des véhicules et même la gueule de chauffeurs et de clients, les chauffeurs de taxi et leurs organisation feraient mieux d’utiliser leur cortex et le droit. En Californie, un tribunal vient de requalifier le contrat entre les chauffeurs et Uberpop : pour la justice américaine, les chauffeurs sont des salariés et pas des indépendants. Et ça change tout, notamment l’équilibre financier d’Uberpop et la concurrence déloyale. Et sans violence !
Par contre, comment ne pas noter que les taxis ont été incapables de créer une appli pour favoriser les taxis collectifs, par exemple à la sortie des concerts, spectacles ou autres événements. Le taxi est cher, mais divisé par 3, 4 ou 5, c’est tout se suite plus abordable. Et ce n’est pas faute de l’avoir soufflé.
Mais notons quand même que le fin des taxis est devant nous : dès que les voitures sans chauffeurs testés aujourd’hui par google et par d’autres seront au point – d’ici une dizaine d’années selon les prévisions -, là, c’en sera réellement fini du métier de chauffeur de taxi !

http://www.liberation.fr/economie/2015/06/18/la-californie-n-est-plus-le-perou-pour-uber_1332335

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