La stupidité des antiracistes… Ou comment transformer ses opposants en porte-voix !

Il suffit que Nadine Morano balance une grossièreté « la France est un pays de race blanche », pour que tous les antiracistes lui offrent un écho viral énorme sur les réseaux sociaux. Et on reproduit à l’infini la stratégie qui a fonctionné pour Jean-Marie Le Pen. Les réseaux sociaux transforment les opposants en porte-voix stupides et moutonniers de ce qu’ils veulent combattre.
D’autant que le choix de la provocation de Morano est beaucoup moins stupide qu’il n’y paraît. On peut même parier qu’il y a du Patrick Buisson là dessous. Elle fait écho à ce que plusieurs générations ont appris dans les cours d’histoire de notre école publique « nos ancêtres les gaulois ». Et tous ceux qui moquent Morano se retrouvent en réalité accusés de nier la réalité au profit d’une vision idéologique. Et on glisse inexorablement et imparablement vers Marité Biraben disant sur Canal + que le Front National « tient un langage de vérité ». Sa stratégie diffère d’ailleurs de celle de Marine Le Pen qui répète à l’envi que la loi, ou son application, n’est pas la même pour tous.

Alors comment combattre réellement cette propagation vicieuse calculée d’une vision raciste de la société ?

On peut lui opposer l’histoire de France réelle et rappeler la diversité historique du peuple français (les mêmes mots étaient utilisés pour parler des auvergnats ou des savoyards, puis des italiens etc…)

On peut aussi répliquer à Morano et aux autres que l’idée qui a fait la grandeur de la France est que tous les hommes naissent libres et égaux, quelle que soit leur origine et leur situation sociale. Idée française qui est devenue universelle en 1948 avec l’adoption de la déclaration universelle des droits de l’homme, dont l’article 1er proclame que « tous les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en dignité et en droit ». Déclaration adoptée par l’assemblée générale des Nations-Unies mais en grande partie rédigée et coordonnée par un français, René Cassin dont le secrétaire particulier était un certain Stéphane Hessel… C’est quand la France reconnaît son unité dans sa diversité qu’elle s’élève vers l’universel.

Morano comme Buisson comme JM Le Pen, combattent la tradition française. Morano, c’est l’anti-France, petite, moisie, viciée par la consanguinité …

Pour gagner la bataille politique, il faut gagner la bataille des mots. Et pas propager, participer stupidement à la diffusion ceux de l’adversaire.
Rage…

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