Grande Synthe : la transition énergétique, enjeu décisif de la question migratoire

Les élu-es écologistes présents à Dunkerque à l’occasion des assises européennes de la transition énergétique se sont rendus ce matin à Grande Synthe, à l’invitation du maire de la commune Damien Carême, pour constater de visu la situation humaine dramatique que vivent les migrants qui ont fui la misère et la guerre dans leur pays d’origine.

Les écologistes que nous sommes ne peuvent que constater le lien entre les assises de la transition énergétique et la situation humaine dramatique que vivent les migrants.

Les guerres pour le pétrole, le gaz ou l’uranium et le soutien des démocraties occidentales à des régimes dictatoriaux ou islamo-fascistes, comme ceux de l’Irak hier ou de l’Arabie Saoudite aujourd’hui ont fait le lit des mouvements terroristes, Daech, Al Qaida, AQMI, Boko Haram.

Ces conflits sont à l’origine des migrations forcées des personnes et des familles qui s’entassent ici dans des conditions indignes. Ils ont aussi nourri la haine de nombreux habitants des pays du Sud confrontés à l’hypocrisie des démocraties occidentales, proclamant les droits de l’homme pour tous et organisant l’exploitation du plus grand nombre.

Nous sommes renforcés dans notre conviction que la capacité à éviter, à prévenir de nouveaux drames réside dans la transition écologique et énergétique de nos territoires, de nos villes.

Face à l’urgence et à la détresse humaine, nous saluons l’action de la mairie de Grande Synthe et de l’association médecins sans frontières, ainsi que la détermination de son maire à mettre à la disposition des migrants des tentes, des toilettes et des points d’eau pour respecter la dignité des personnes, des familles des enfants.

Nous saluons aussi les habitants des communes concernées qui dans leur grande majorité rejettent les messages de haine vis à vis des migrants.

Nous rappelons la condamnation de l’État Français par la plus haute juridiction administrative de notre pays, le conseil d’État en novembre dernier a propos du camp de migrants de Calais. Selon le Conseil d’État, les conditions de vie actuelles des migrants et réfugiés sont de nature à les exposer à « des traitements inhumains ou dégradants » : l’État a le devoir aménager les campements de fortune des migrants, notamment en ajoutant des points d’eau, des toilettes ou des collectes d’ordures.

Nous appelons l’État à soutenir et accompagner l’action de la mairie de Grande-Synthe pour respecter la dignité humaine des personnes et des familles jetées hors de chez elles par les guerres et les massacres.

Celia Blauel (Paris) – Bruno Charles (Lyon) – Gérard Gouron (La Rochelle) – Pascale Hameau (Saint- Nazaire) – Julie Laernoes (Nantes) – Jean-Patrick Masson (Dijon) – Ronan Dantec (Nantes) – Alain Jund (Strasbourg)

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