Colonisation, antisionisme et antisémitisme : le piège de l’ultradroite israélienne  et la faute de Manuel Valls

En politique, les mots sont essentiels. Et ceux de Manuel Valls au déjeuner du CRIF sont irresponsables. Avec des glissements sémantiques successifs on provoque des catastrophes.  Critiquer la colonisation israélienne en Cisjordanie, c’est être antisioniste et remettre en cause l’existence même d’Israël (1er glissement) et l’antisionisme, c’est la forme moderne de l’antisémitisme (2ème glissement).

Ce terrorisme mental voulu par l’ultradroite israélienne – et aujourd’hui propagé hélas par notre premier ministre – a un effet totalement pervers : si critiquer la colonisation c’est être antisémite, alors être antisémite trouve un fondement, une légitimité politique.

En plus d’être odieux, en réalité c’est mettre en danger tous les juifs de France. Mais est-ce que ce n’est pas ce que veux l’ultradroite israélienne : que les juifs se sentent insécurisés en France et s’installent en Israël « pour trouver une sécurité » ?

Il faut répéter et répéter : la colonisation est illégitime et empêche tout progrès vers un règlement du conflit, éloigne la paix. Et la place des français juifs est en France !

En édito de Libération Laurent Joffrin parle de l’erreur de Valls. C’est plus qu’une erreur, c’est une faute morale et politique.

http://www.liberation.fr/france/2016/03/08/antisionisme-et-antisemitisme-l-erreur-de-valls_1438396

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